Louis-Hector de Villars

Résumé

Louis-Hector de Villars Mémoires du maréchal de Villars… (1884-1904)

Il paroissoit que les électeurs de Bavière et de Saxe traitoient ensemble pour se réunir à la France. Sur quoi le maréchal de Villars dit : « J'ai déjà fait voir plus d'une fois que la Pragmatique de l'empereur soulève l'Empire et le roi de Sardaigne ; que ces puissances ne peuvent être soutenues que par la France, qui est le seul point d'appui que l'on puisse imaginer dans l'Europe ; mais que, pour être censé point d'appui, il ne faut pas que l'Europe entière croie que la France ne veut aucune sorte de guerre. »
Source : Gallica

Louis-Hector de Villars Mémoires du maréchal de Villars… (1884-1904)

« Nous avons ouï dire à M. le cardinal de Fleury qu'il avoit assuré Sinzendorff et Kœnigseck qu'il faudroit que le roi eût perdu trois batailles avant que de garantir la Pragmatique de la succession de l'empereur ; mais, en vérité, je ne crois pas qu'il en soit fort en peine. »
Le garde des sceaux, qui écoutoit avec impatience le discours du maréchal de Villars, interrompit et dit : « Mais, avant d'entrer dans l'examen des périls que vous nous faites entrevoir, avons-nous pu éviter cette réunion de l'Espagne? Quels remèdes à ces malheurs que vous annoncez? »
Source : Gallica

Louis-Hector de Villars Mémoires du maréchal de Villars… (1884-1904)

Cette guerre ne sera pas si chère que l'on s'imagine, puisque, établissant une bonne discipline, l'Allemagne paiera une partie des frais. Par cette conduite, vous soutenez les quarante mille hommes que la France et l'Angleterre paient en Danemarck ; c'est l'unique moyen de donner la loi à l'empereur : par un parti différent, vous le laissez le maître de l'Empire, les pays d'Hanovre à la discrétion des rois de Prusse et de Pologne, la Frise exposée et, par conséquent, les Hollandois.
Source : Gallica

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