François-René de Chateaubriand

François-René de Chateaubriand

Résumé

Portrait de François-René de Chateaubriand François-René de Chateaubriand Congrès de Vérone (1838)

Comment ferons-nous maintenant, pour nous assurer de cette juste influence qui doit être aussi, le prix de nos efforts ? — Laisserons-nous se rétablir le pouvoir absolu, ou imposerons-nous à l'Espagne un gouvernement mixte?
La grande masse de la population ne veut pas de constitution; le roi non plus. Le peuple, par sa propre force, reconquerra le despotisme, et se tournera contre nous si nous lui parlons liberté. Déjà l'on murmure sourdement contre notre système de modération : que ne sera-ce pas à Madrid, dans cet éternel foyer d'intrigues, lorsque tant d'ambitions seront désappointées !
Source : Gallica

Portrait de François-René de Chateaubriand François-René de Chateaubriand Congrès de Vérone (1838)

Cela ne peut convenir ni à nous, ni à l'Europe ; à nous qui ne pouvons continuer nos sacrifices, à l'Europe qui ne doit pas vouloir notre établissement chez nos voisins. Sur les cent vingt mille hommes que nous avons dans la Péninsule, quatre-vingt mille vont repasser les Pyrénées, quarante mille hommes resteront en Espagne dans les places fortes et sur les points où la révolution pourrait rallumer ses foyers. Ces quarante milles hommes se retireront sur la simple demande du roi Ferdinand. Ils seront à notre solde; l'Espagne fera seulement la différence du pied de guerre au pied de paix
Source : Gallica

Portrait de François-René de Chateaubriand François-René de Chateaubriand Congrès de Vérone (1838)

La victoire est au plus patient, en guerre comme en politique.
Vous entendrez peut-être dire, par des échos, que tout va très-bien en Espagne sous le rapport militaire, mais très-mal sous le rapport politique. Je sais du moins que M. Brunetti, mécontent d'abord de sa position, et avec raison, a eu un peu d'humeur et a jugé à travers son humeur : voici la vérité :
La régence ne va ni bien ni mal : elle manque de sagacité; mais l'expérience nous a appris, depuis vingt-cinq ans, qu'il n'y a point d'hommes en Espagne. La nation a de la grandeur; les individus sont médiocres.
Source : Gallica

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