Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon,
Mémoires
“ L’idée du maréchal de Villars est demeurée fort difficile à comprendre. Pourquoi de si loin marcher aux ennemis pour s’en laisser attaquer exprès, ayant pu aisément les attaquer lui-même deux jours durant avant d’être attaqué, au moins un grand jour et demi pour parler avec la précision la plus exacte ? Si on oppose qu’il ignoroit que ce qu’il prit pour toute leur armée n’étoit qu’un gros corps avancé, on peut répondre qu’il falloit être mieux informé en chose si capitale, et qu’on l’est quand on veut s’y adonner et bien payer. ”
