Maréchal de Villars

Définition et enjeux

Portrait de Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon,  Mémoires

“ L’idée du maréchal de Villars est demeurée fort difficile à comprendre. Pourquoi de si loin marcher aux ennemis pour s’en laisser attaquer exprès, ayant pu aisément les attaquer lui-même deux jours durant avant d’être attaqué, au moins un grand jour et demi pour parler avec la précision la plus exacte ? Si on oppose qu’il ignoroit que ce qu’il prit pour toute leur armée n’étoit qu’un gros corps avancé, on peut répondre qu’il falloit être mieux informé en chose si capitale, et qu’on l’est quand on veut s’y adonner et bien payer. ”
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Louis-Hector de Villars,  Mémoires du maréchal de Villars… (1884-1904)

“ Le même jour, M. le Duc dit au maréchal de Villars qu'il vouloit l'entretenir sur une longue conversation qu'il avoit eue avec M. de Fréjus, lequel ne paroissoit pas plus favorable, mais, au contraire, se rendoit plus difficile, voulant toujours l'éloignement de Mme de Prie et de Duvernay. Le maréchal de Villars dit encore ce qu'il avoit plusieurs fois répété à M. le Duc : « N'avezvous pas deux ou trois personnes en qui vous croyez bon sens et attachement pour vous? Rassemblez-les, et prenez votre parti ; car, pour moi, je vous déclare que seul je ne vous dirai jamais mon dernier mot. » ”
Source : Gallica

Louis-Hector de Villars,  Mémoires du maréchal de Villars… (1884-1904)

“ Elle l'auroit été infailliblement, s'il y avoit eu autant de fermeté que de foiblesse dans le conseil du roi.
Sur cela le maréchal de Villars dit : « Depuis que je vois grande apparence à la défection de plusieurs de nos alliés, je conviens qu'il faut se mettre en état; s'il nous reste quelque ami, lui faire voir que nous pouvons le soutenir et ne pas craindre nos ennemis, et, pour cela, armer nos soixante mille hommes de milice. »
”
Source : Gallica

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