Okakura Kakuzō

Okakura Kakuzō

Le livre du thé (茶の本, ''Cha no hon'')

Résumé

Portrait de Okakura Kakuzō Okakura Kakuzō Le livre du thé (茶の本, ''Cha no hon'')

Sujet sérieux, certes, car qui ne s’est fait beau soi-même n’a pas le droit d’approcher la beauté. Aussi le maître de thé s’efforçait-il d’être quelque chose de plus qu’un artiste, d’être l’art lui-même. C’était le Zen de l’esthétique. La perfection est partout si nous nous soucions seulement de chercher à la reconnaître. Rikiu se plaisait à citer un vieux poème où il est dit : « À ceux qui n’aiment que les fleurs, je voudrais bien montrer le printemps en pleine efflorescence, qui habite les boutons en travail sur les collines couvertes de neige. »
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Une conformité servile aux traditions et aux formules entrave l’expression de l’individualité en architecture, et l’on ne peut que déplorer ces froides imitations des édifices européens que l’on voit aujourd’hui au Japon. Il est surprenant que, chez les nations les plus capables de progrès de l’Occident, l’architecture soit si dénuée d’originalité, si encombrée de répétitions des styles surannés. Peut-être, en attendant la venue de quelque souverain, fondateur d’une nouvelle dynastie, l’art traverse-t-il une période de démocratisation.
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Ce breuvage devint un prétexte au culte de la pureté et du raffinement, une fonction sacrée où l’hôte et son invité s’unissaient pour réaliser à cette occasion la plus haute béatitude de la vie mondaine. La chambre de thé fut une oasis dans le triste désert de l’existence, où les voyageurs fatigués pouvaient se rencontrer et boire à la source commune de l’amour de l’art. La cérémonie fut un drame improvisé dont le plan fut tramé autour du thé, des fleurs et des soies peintes.
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