Henri Cordier, La Politique coloniale de la France au début du second Empire… (1911)
“ M. de Montigny n'a pas eu le courage d'avouer que, pas plus que le Ministère, il n'entendait quelque chose aux affaires d'Annam. Quand il eut fallu agir, on perdit le temps en discours; là où il fallait une escadre, ou envoyait un bateau; politique stérile de notre pays dans tous les temps et dans toutes les colonies; politique sans résultat parce qu'à vue courte; parant aux difficultés présentes, ignorant ou voulant ne pas connaître les difficultés de l'avenir; politique de l'autruche qui se cache la tête, croyant échapper ainsi au danger; politique de politiciens et non d'hommes d'état. ”
