Charles Meyniard

Résumé

Charles Meyniard Le second Empire en Indo-Chine… (1891)

Elle trouva Constance plus puissant que jamais, mais en lutte à l'aversion ou à la haine de plusieurs, entre autres de Forbin, grand amiral et généralissime de Siam. Forbin eut le tort d'apporter dans ses relations avec les Siamois, au lieu des souples et conciliantes dispositions qui y étaient nécessaires, le ton et les habitudes chevaleresques du grand seigneur. Son infatuation et sa rude franchise étaient juste l'opposé de la conduite qu'il eût fallu observer vis-à-vis d'un peuple pour qui l'art de la dissimulation est le principe même de toute politique.
Source : Gallica

Charles Meyniard Le second Empire en Indo-Chine… (1891)

La France pouvait, semble-t-il, jouer au Cambodge un admirable rôle : celui d'arbitre et de protecteur contre ses puissants voisins. D'un mot, le gouvernement français pouvait lui rendre la vie et la prospérité, et ce mot pouvait y assurer à jamais la prépondérance politique et commerciale de la France. Tel était, du moins, on ne saurait le méconnaître, l'espoir du roi du Cambodge, lorsqu'en 1853 il adressait, pour la première fois, son humble hommage à Napoléon III, par l'envoi d'une lettre accompagnée de quelques produits cambodgiens à titre de présents.
Source : Gallica

Charles Meyniard Le second Empire en Indo-Chine… (1891)

Le Siam n'est pas un empire unitaire et centralisé, mais une agrégation d'États tributaires, différant entre eux, par l'origine, les moeurs, la langue même. Nous pouvons assurer sa domination, lui permettre même de s'étendre s'il consent à l'exercer sous notre suzeraineté ou la réduire, l'ébranler, l'annihiler même. Si notre influence s'exerce avec autant de douceur que de fermeté, il a tout avantage à se placer sous notre protection pour conserver son rôle de suprématie sur les états voisins.
Source : Gallica

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