Ernest Doudart de Lagrée,
Lettres d'un précurseur : Doudart de Lagrée au Cambodge…
(1885)
“ Nous étions maîtres de la Gochinchine depuis plusieurs années; il était temps de songer à relier notre colonie naissante aux riches provinces méridionales de la Chine. Saigon devait être leur entrepôt, et la vallée du Me-kong se présentait naturellement à l'esprit comme devant fournir la voie la plus directe. Un fleuve immense la parcourt. Il descend des hauteurs du Tibet, entre la Birmanie et la Chine, coule à travers le Siam, le Laos et l'Annam, et finit par couvrir de ses eaux larges, profondes et fécondantes une partie du Cambodge et de la Gochinchine. ”
