Fredrika Bremer

Fredrika Bremer

Résumé

Portrait de Fredrika Bremer Fredrika Bremer Les voisins. Tome 3 (1853)

Dieu te préserve, Franciska, de souffrir jamais tout ce que j'ai souffert, tout ce que je souffre encore maintenant, Dieu t'en préserve !. Ah ! il n'est pas bon que l'amour d'une mère pour son enfant se tourneen haine, qu'elle repousse loin d'elle le fils qu'elle a porté dans son sein, qu'elle a nourri de son lait. Cela n'est pas bon, vois-tu. Que peut souhaiter une heureuse mère pour ses enfants? Qu'ils vivent longtemps et paisiblement, qu'ils s'établissent autour d'elle, qu'ils puissent recevoir son dernier soupir et lui fermer les yeux.
Source : Gallica

Portrait de Fredrika Bremer Fredrika Bremer Les voisins. Tome 3 (1853)

Bruno vient chez nous tous les soirs. Il fait peine à voir. Il arrive au jour tombant, nous adresse les mêmes questions, reçoit les mêmes réponses, et s'en va en fronçant les sourcils, et le regard fixe.
Quelquefois, pendant la nuit, quand le vent vient du côté de Ramm, des mélodies étranges parviennent jusqu'à moi : ce sont toujours ces chants pleins de tristesse que je trouvai si beaux, un soir, à Swanö. Ils s'élèvent, ils meurent comme des soupirs mystérieux. Il me semble alors qu'une âme qui a souffert dans ce monde plane sur les eaux du lac et vient me révéler ses douleurs.
Source : Gallica

Portrait de Fredrika Bremer Fredrika Bremer Les voisins. Tome 3 (1853)

Séréna, devinant la pensée de Bruno, étendit le bras avec terreur et arrêta le blasphème sur ses lèvres.
a Silence, malheureux ! » s'écria-t-elle, et, levant vers le ciel ses mains jointes, elle pria avec angoisse, mais avec ferveur, demandant la lumière pour l'insensé, et, pour elle-même, la force de résister et de consommer son sacrifice. Puis, comme se parlant à elle-même: « Et mes parents! dit-elle. Ils se lèveraient le matin et me chercheraient en vain: ils se coucheraient le soir en pleurant leur enfant ! »
Source : Gallica

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