Lars-Anders

Définition et enjeux

Portrait de Fredrika Bremer Fredrika Bremer,  Les voisins (2e édition) (1853)

“ « Cher Lars-Anders, ne bourdonne pas là comme un es-' carbot dans un pot de bois! Trop et trop peu gâtent tout. C'est fort bien d'être indépendant, mais ne pas vouloir accepter un service d'une amie, c'est de l'orgueil, et cela ne vaut rien. Tu as fait une grande perte, ce n'est pas ta faute; alors il ne faut pas en avoir honte. Prends la cuiller de la bonne main, Lars-Anders, et plie-toi aux circonstances. Chacun est obligé d'en venir là tôt ou tard. « Moi aujourd'hui et toi demain. » Ce qui est offert par le coeur ne doit pas être repoussé. ”
Source : Gallica

Portrait de Fredrika Bremer Fredrika Bremer,  Les voisins (2e édition) (1853)

“ Sans me répondre, Lars-Anders me conduisit dans le cabinet où Bruno venait d'obtenir la main de Séréna. Il s'assit gravement, déchira un feuillet de son portefeuille, prit son crayon, et je dis :
« Vas-tu écrire des vers? alors je mourrai tout à fait.
— Je vais écrire une recette pour toi ! dit Lars-Anders, avec le même flegme. »
Il écrivit et me donna ensuite à lire ces paroles de l'Écriture :
« Les hommes qui ne croient pas à la parole seront convertis sans paroles par la société de leurs femmes. »
”
Source : Gallica

Portrait de Fredrika Bremer Fredrika Bremer,  Les voisins (2e édition) (1853)

“ « Tu as un air glorieux, » me dit Lars-Anders tandis que je m'asseyais. Je pensais la même chose de Séréna. Mon âme était remplie de dévotion.
Près de nous, le dos appuyé contre un pilier, et dans l'ombre de celui-ci, se tenait une figure, haute, sombre, visiblement plongée dans des pensées profondes ; c'était Bruno. Son profil était beau, mais il me paraissait d'une pâleur peu ordinaire. Il ne nous vit pas; sa tête était baissée; le monde extérieur n'existait pas pour lui. Au premier son de l'orgue il tressaillit, leva les yeux ; ils rencontrèrent ceux de Séréna.
”
Source : Gallica

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