Ch.-J. Duponchel

Résumé

Ch.-J. Duponchel Paix ou guerre (1870)

MESURES FINANCIÈRES. — Le succès n'est possible que si le pays tout entier comprend qu'il est solidaire dans cet immense malheur, qui s'appelle l'invasion. Il ne doit donc pas se brûler, dans l'Est et dans le Centre, une chaumière sans que le pays entier sache qu'il en supportera la charge. Eh quoi ! les pays envahis supporteraient seuls l'invasion et, pendant ce temps, les autres parties de la France regarderaient avec indifférence le désastre, en disant : « Cela ne me regarde pas! »
Source : Gallica

Ch.-J. Duponchel Paix ou guerre (1870)

La guerre étant, par suite de la fausse éducation politique des peuples, un moyen de gouverner les hommes, et le succès étant imposé aux chefs d'Etat comme une nécessité, ils doivent, logiquement, le poursuivre à tout prix. Il faut, après une guerre meurtrière et ruineuse, qu'ils montrent un résultat qui en soit la compensation. Une indemnité suffit-elle ? Non, car elle n'est que le remboursement, plus ou moins complet, des frais faits. Il faut un territoire ; cela seul semble un bénéfice clair, positif; cela se voit; cela se touche ; cela se mesure !
Source : Gallica

Ch.-J. Duponchel Paix ou guerre (1870)

D'ailleurs, la paix ne nous a jamais été offerte sérieusement; la cession de l'Alsace et de la Lorraine allemande n'est pas le dernier mot de la question, et ce que veut M. de Bismarck, c'est la réduction de la puissance de la France à une situation qui la rende impuissante pour toujours à lutter contre l'Allemagne. Voilà la conclusion logique de la politique allemande ! Nos adversaires nous ont prouvé leur prévoyance : ne nous faisons pas l'illusion de les croire sensibles à d'autre sentiment que le désir d'user de leur force dans toute sa rigueur. Ils ne le prouvent que trop.
Source : Gallica

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