Résumé

P. Le Luyer Etude stratégique sur le Tonkin… (1885)

L'Allemagne au contraire, ce colosse aux pieds d'argile, n'a que deux moyens d'assurer sa sécurité ; soit rester armée jusqu'aux dents et avoir à sa tête un Bismarck, son seul vrai stratégiste peut-être ; soit conquérir ou neutraliser les contrées qui la séparent de la mer du Nord et de l'Adriatique, sans parler de la Pologne.
C'est ce qui fait qu'en ce moment, le patriotisme s'alarme avec raison de voir éparpiller nos soldats et nos vaisseaux aux quatre coins du globe et, particulièrement, de pressentir qu'une paix armée au Tonkin nous en engloutira plus qu'une guerre bien conduite.
Source : Gallica

P. Le Luyer Etude stratégique sur le Tonkin… (1885)

Il suffit de jeter les yeux sur la carte pour voir que les Chinois, en envahissant le Tonkin par leurs frontières de l'Est et du Nord, concentrent leurs forces en avançant tandis que nous sommes obligés de diviser les nôtres pour les repousser. Or, c'est là le point capital de la science stratégique : concentrer ses propres forces en plaçant l'adversaire dans la nécessité de diviser les siennes ou de ne les concentrer que dans un espace où l'on puisse l'acculer à un obstacle infranchissable, comme la mer, une frontière neutre etc.
Source : Gallica

P. Le Luyer Etude stratégique sur le Tonkin… (1885)

Le gouvernement commettrait, en ce moment, une grande faute de politique intérieure s'il ne signait pas une paix quelconque avec la Chine, parece que l'opinion publique mal éclairée ne le lui pardonnerait pas. C'est donc à l'opinion publique mieux renseignée qu'il appartient de dire au gouvernement qu'elle ne veut pas d'une paix qui fera du Tonkin pour nos soldats une souricière susceptible de devenir une prison au moindre incident maritime.
Source : Gallica

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