Résumé

Portrait de Charles Maurras Charles Maurras Décernez-moi le prix Nobel de la paix (1931)

Plus la valeur du monde augmente par les transformations qu'y ajoute la main de l'homme, plus s'accroissent les chances de conflits entre les possesseurs de tant de richesses. Ce qu'on possède, on peut le perdre. Ce que d'autres possèdent, on peut le leur ravir. Ceux qui possèdent plus, ceux qui possèdent moins, ceux qui ne possèdent presque pas, ceux qui possèdent autre chose que ce qu'ils voudraient ou devraient posséder, — ils font une admirable série de carnassiers auxquels les progrès de l'industrie apportent tous les jours de nouveaux progrès dans la recherche des cas de guerre.
Source : Gallica

Portrait de Charles Maurras Charles Maurras Décernez-moi le prix Nobel de la paix (1931)

On doit se garder de procéder au politique comme si ce qui est de droit et de devoir moral était devenu fait réel.
On doit fuir comme la peste le raisonnement suivant : — Nous devons nous aimer, les Allemands et nous. Donc nous les aimons. Donc ils nous aiment. Donc il ne peut plus y avoir agression, ni invasion d'eux chez nous.
C'est avec ces cascades de sottises que l'on en vient à réprouver la guerre « même défensive » et que l'on se voue, soi et d'autres, corps et biens, âmes et choses, à l'oppression du suprême asservissement.
Source : Gallica

Portrait de Charles Maurras Charles Maurras Décernez-moi le prix Nobel de la paix (1931)

La paix, d'abord armée, lentement désarmée, avait fini par lui apparaître quelque chose de naturel et de spontané qui n'a pas besoin d'être édifié ni défendu par les offices de la force, de la bravoure et de la raison. Son esprit d'optimisme traditionnel vouait la République à cette conception d'aveugle ou d'insensé. Elle aimait en secret son agresseur désigné, son envahisseur historique, elle n'en attendait que l'amour.
Source : Gallica

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