Claude Vignon

Résumé

Claude Vignon,  Élisabeth Verdier

“ Cette femme devait être bien compliquée... Et qui eût éclairé tout à coup d’une lumière les abîmes de son âme, l’aurait peut-être bien étonnée. Madame Verdier, certainement, s’ignorait elle-même, et ne se possédait pas davantage. Les passions et les sentiments naissaient spontanément et inopinément en son âme. Elle assistait, surprise, à l’éclosion de ses pensées, comme à celle de phénomènes inattendus.
Comme elle achevait de boutonner son corsage qui dessinait sa taille élégante et souple, on frappa de nouveau à la porte de son cabinet de toilette.
”
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Claude Vignon,  Élisabeth Verdier

“ Ainsi parée, et le front surmonté de son tour aussi neuf que sa robe, madame Monique faisait vraiment une femme de charge accomplie. Pour sa figure, nous n’en dirons rien, hormis qu’elle était laide. Madame Monique avait le visage carré, la taille carrée, l’envergure carrée. Elle paraissait solidement attachée au sol par des jambes et des pieds taillés en force. Au reste, sa physionomie exprimait moins la méchanceté que le dépit de porter un joug odieux, et dans le regard dont elle contemplait sa jeune maîtresse, il y avait plutôt de l’indignation que de l’hostilité. ”
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Claude Vignon,  Élisabeth Verdier

“ On eût dit que madame Monique se demandait si un pareil bouleversement des choses reçues n’allait pas provoquer un cataclysme sur la terre.
Seule de nouveau, madame Verdier se renversa sur sa chauffeuse, tira une lettre de son sein, la relut, et demeura un instant pensive, tandis que le jour baissait ; puis, après une délibération mentale au sujet de cette lettre, que tantôt elle replaçait dans son corsage, tantôt elle approchait de la flamme, Élisabeth se leva, passa dans sa chambre, ouvrit un joli coffret de marqueterie, et sous un sachet parfumé, glissa le billet.
”
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