Résumé

Disaux Lettre d'un sous-préfet sur la crise politique actuelle… (1839)

Au delà de la sphère des partis qui auront sans relâche de vieilles passions au fond du coeur, d'implacables rancunes à satisfaire, la voix de la société, ses nobles et pures exigences ne seront-elles jamais écoutées? Sera-t-il donné toujours à l'esprit de faction de faire de ses querelles le prestige de tous les regards, l'occupation unique de toutes les intelligences, et l'humanité, la sainte humanité, ses intérêts sacrés, sa marche si laborieuse vers une destinée meilleure et à travers tant de redoutables écueils, n'auront-ils droit qu'à une dédaigneuse et incrédule attention?
Source : Gallica

Disaux Lettre d'un sous-préfet sur la crise politique actuelle… (1839)

Cette grande politique qui tendait, sinon à détruire les partis, du moins à les réduire à l'impuissance morale et matérielle, succombera-t-elle dans cette crise nouvelle? Non, Monsieur; elle passera peut-être par bien des épreuves encore, mais elle ne périra pas, car elle n'a pas achevé son oeuvre, car elle est encore à l'ordre du jour de la civilisation et de l'humanité, car elle est plus que jamais nécessaire. Lorsque Dieu envoie une bonne pensée aux hommes, cette pensée dure tant qu'elle a quelque chose à accomplir.
Source : Gallica

Disaux Lettre d'un sous-préfet sur la crise politique actuelle… (1839)

Je suppose qu'en effet le ministère actuel ait dénaturé l'esprit de la grande politique à laquelle ces deux illustres hommes d'État ont si glorieusement contribué. Eh bien! alors quel aurait du être leur rôle?
Se mettre dans les rangs de l'opposition; oui, sans doute, c'était leur devoir et; leur droit. Dans un gouvernement représentatif, c'est le seul moyen réel de faire acte de conviction. Il n'y a rien de fait, rien de dit, que ce qui se fait, que ce qui se dit du haut de la tribune et à la face de la France.
Source : Gallica

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