Résumé

"Formosus Niger." De la police (1817)

Le ministre de la justice , les procureurs généraux et les procureurs du Roi, sont les agens de la justice et non pas ceux de la police. Ils font exécuter la loi dans toute sa rigueur Leurs prononcés sont des arrêts sacrés, terribles ; il ne leur est pas permis de les altérer en rien. Le criminel est à leurs pieds, insensibles à ses larmes, à ses remords, il faut qu'ils le frappent. Voilà la justice.
Douce, indulgente, paternelle, la police ne peut soustraire le criminel au glaive de la justice, mais elle fait plus : elle prévient le crime.
Source : Gallica

"Formosus Niger." De la police (1817)

Laissons donc a la police ses véritables fonctions, qui consistent à prevenu les offenses , sans qu'elles se confondent en aucune maniere avec le pouvoir judiciaire chargé de punir, pouvoir dont la magistrature est exclusivement investie.
Tout legislateur sage doit avoir en vue de prévenir les crimes plutôt que de les punir. La police, une lanterne sourde à la main, marche devant la justice, et c'est elle qui lui découvre le malfaiteur qu'elle n'a pu désarmer, et qu'elle n'a pas le droit de punir.
Source : Gallica

"Formosus Niger." De la police (1817)

Il ne faut souvent qu'un mot pour dévoiler une opinion qui n'attend que le moment de faire explosion.
Le préfet de police a établi un inspecteur pour les six théâtres subalternes. C'est bien peu pour six théâtres qui s'ouvrent tous les jours et qui réunissent au moins six mille spectateur , surtout si cet inspecteur a le droit et le soin de ne laisser louer aucun ouvrage nouveau sans en avon vu la dernière répétition, et sans en avoir autorisé la mise en scène, et le ministre de la police générale n'en a pas un seul pour les quatre grands théâtres.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature