Résumé

Correspondance administrative sous le règne de Louis XIV, entre le cabinet du roi… (1850-1855)

De Harlay eut assez d'esprit pour pouvoir se tenir à sa place. Il est humble jusqu'à l'abnégation vis-à-vis du roi ; quand il juge autrement, c'est-à-dire mieux que son maître, il se prosterne dans la poussière, disant que ses faibles lumières ne peuvent atteindre à l'horizon immense qu'embrasse le génie du roi : il a peur de paraître plus grand magistrat et législateur que lui. Louis XIV combla de biens un homme qui lui était si nécessaire, et quelle que pût être l'avidité de Harlay, la générosité du monarque ne fut pas au-dessous de l'attente, du magistrat.
Source : Gallica

Correspondance administrative sous le règne de Louis XIV, entre le cabinet du roi… (1850-1855)

Un pareil langage et un pareil procédé convient-il à un procureur général, qui doit toujours agir par les mesmes principes de régle et de justice ? Et comment pouvés-vous trouver à redire que
l'on se plaigne de vous quand vous vous conduisez de cette manière ? Il ne suffit pas d'avoir de bonnes intentions ; il faut agir avec prudence et avec discernement, et ne se pas faire un faux honneur de poursuivre et d'embrasser tout ce qui se présente sans observer ni règle, ni bienséance.
Source : Gallica

Correspondance administrative sous le règne de Louis XIV, entre le cabinet du roi… (1850-1855)

PINARD bon garçon, a de la probité et de l'honneur, s'applique au palais et y réussira ; peu propre pour le monde ; est contraire à ce qui vient de la cour.
GUIGNARD DE SAINT-PRIEST, jeune homme de beaucoup d'espérance, ayant de l'esprit et de la douceur, s'applique aissés au palais et y réussit ; est assés propre pour le monde.
GIRAUD, ne manque pas de lumières, est particulier et fort plongé dans la dévotion, qui luy donne de grands scrupules aux jugemens des procès ; de nulle suitte dans le palais.
Source : Gallica

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