Résumé

Marc-Antoine Millotet Mémoire de M. A. Millotet, avocat général au Parlement… (1866)

Ainsi finit, en laissant Mazarin au pouvoir, le second acte de la Fronde. La Cour s'y diminua en autorité. Le Parlement y perdit une partie de sa considération par l'accueil trop empressé qu'il fit à l'alliance étrangère, en consentant à recevoir et à entendre, malgré l'opposition de quelques-uns, notamment du président de Mesme, l'agent du roi d'Espagne ; il en gagna d'un autre côté par sa fermeté et son dévouement aux intérêts généraux.
Source : Gallica

Marc-Antoine Millotet Mémoire de M. A. Millotet, avocat général au Parlement… (1866)

Et puisqu'il avoit part à la divinité, Il estoit digne aussy de l'immortalité. Ceste chaste beauté, qu'on nomme poésie, En tomba de dépit dedans la frénésie; Thémis ayant appris qu'il estoit au cercueil Abandonna la pourpre, et s'habilla de deuil; Ce peuple belliqueux, qui boit l'eau de la Seine, Prit sa part au malheur qui causoit nostre peine; Minerve s'écrioit que l'aigle des docteurs, Le monarque des arts, le roy des bons auteurs, Le trompette royal des vertus de son Prince Avoit rendu l'esprit au coeur de sa Province
Source : Gallica

Marc-Antoine Millotet Mémoire de M. A. Millotet, avocat général au Parlement… (1866)

Si un procureur-général appelle, qui est souvent de son devoir, il sera menacé et injurié; et si on veut croire contre la vérité qu'un premier président en a été l'auteur, il faut brûler et piller sa maison. Si j'avais fait ce qui est du devoir de ma charge sur. le bruit qui couroit des saletez et brigues que l'on pratiquoit, n'aurois-je pas fait ordonner qu'il en seroit informé, même avant l'élection, et les coupables de ces brigues ne seroient-ils pas exclus comme indignes de la magistrature ?
Source : Gallica

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