René de Voyer

Résumé

René de Voyer Journal d'Olivier Lefèvre d'Ormesson… (1860-1861)

Le chancelier, qui avait toujours été un instrument docile du pouvoir, est affaibli par l'âge. Il redoute les moindres agents de Colbert, comme Berryer et Foucault 1; il laisse Pussort diriger les conseils pour la réforme des lois 2 et Colbert exercer les fonctions de la charge de chancelier3. En un mot, ce vieillard, dur aux faibles, humble devant les puissants, pressant les condamnations avec une insistance odieuse4, présente le triste spectacle d'un chef de la magistrature qui s'abaisse au rôle d'un complaisant des ministres.
Source : Gallica

René de Voyer Journal d'Olivier Lefèvre d'Ormesson… (1860-1861)

Tous ceux qui estiment l'exactitude chronologique, qui préfèrent la précision des faits et des dates à des récits vagues et pompeux, ou à des vues générales, tous ceux enfin qui aiment l'histoire consciencieuse, détaillée, féconde en renseignements sur les mœurs et les institutions, apprécieront l'importance du Journal d'Olivier d'Ormesson. Il a surtout le mérite de faire revivre la société du XVIIe siècle.
Source : Gallica

René de Voyer Journal d'Olivier Lefèvre d'Ormesson… (1860-1861)

Le ministre dirigea cette commission par son oncle Pussort, travailleur infatigable , esprit net et positif, que le Journal d'Olivier d'Ormesson montre sous son mauvais côté, et que Saint-Simon a peint avec une vérité saisissante : «C'étoit un grand homme sec, d'aucune société, de dur et difficile accès, un fagot d'épines, sans amusement et sans délassement aucun. Parmi tout cela, beaucoup de probité, une grande capacité, beaucoup de lumières, extrêmement laborieux et toujours à la tête de toutes les grandes commissions du conseil et de toutes les affaires importantes du royaume. »
Source : Gallica

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