Résumé

Portrait de Paul Déroulède Paul Déroulède 1870, feuilles de route : des bois de Verrières à la forteresse de Breslau

Cette pluie de fer tombant de tous les côtés, à la fois n'abattait pas beaucoup d'hommes, mais elle renversait beaucoup de courages.
Le courage est une provision comme les cartouches. Tel soldat en a pour dix heures, tel autre pour quatre, tel autre pour moins encore.
Les zouaves, qui en avaient dépensé une bonne partie sur les bords de la Meuse, en avaient encore assez pour ne point hâter le pas sous cette mitraille, à laquelle il était impossible de riposter. Mais le duel inégal du canon contre le fusil leur paraissait une innovation plutôt fâcheuse.
Source : Gallica

Portrait de Paul Déroulède Paul Déroulède 1870, feuilles de route : des bois de Verrières à la forteresse de Breslau

Non seulement adieu les jambes ! mais adieu les bras et les reins ! Adieu l'entrain et l'endurance !
C'est pour un pareil état d'accablement qu'a été créée, j'en suis sûr, l'expression de n'en pouvoir plus. Je n'en pouvais plus.
L'apparition du commandant Hervé me ressuscita. Ma honte domina ma lassitude. Je relevai mon sac d'un coup d'épaule, appuyai d'une main ferme sur la crosse de mon fusil, raidis les jarrets et me mis à marcher d'un pas dégagé. Le prophète n'en fut pas dupe. Il s'approcha de moi, railleur : « Eh bien, mon garçon, nous l'avons satisfaite, cette soif ? »
Source : Gallica

Portrait de Paul Déroulède Paul Déroulède 1870, feuilles de route : des bois de Verrières à la forteresse de Breslau

Ce n'est pas impunément que l'on bafoue les officiers, que l'on raille ledrapeau et que l'on détruit l'esprit militaire. J'ignore ce que sera cette prochaine bataille à laquelle tes remords te poussent à prendre part, mais s'il n'y a pas deux cent mille pénitents de ton genre se jetant tout à coup dans l'armée et lui infusant des idées meilleures; si un réveil de patriotisme ne nous apporte pas un regain de bravoure, il y aura peut-être encore de glorieux épisodes comme il y en a eu à Wissembourg et à Frœschviller; il n'y aura pas de victoire.
Source : Gallica

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