Paul Arène,
Le Parnassiculet contemporain
“ À quoi peut songer à cette heure, dans la rue du FourSaint-Germain, sur les trottoirs mouillés qui étincellent aux lueurs du gaz, Si-Tien-Li, poëte chinois et mandarin de première classe ? Il pense sans doute que là-bas, près du fleuve Jaune, les nuits d’octobre sont plus belles qu’à Paris ; il essuie mélancoliquement ses deux longues moustaches fines que continuent jusqu’au sol deux minces fils d’eau glacée, clairs comme des baguettes de verre, et de temps en temps, entre les toits pointus et les faisceaux noirs des cheminées, son regard triste cherche la lune. ”
