Jean-Baptiste Labat

Résumé

Jean-Baptiste Labat Gabriel Boni, compositeur,...… (1869)

On le sait, il n'en est plus ainsi : l'École française actuelle n'a guère d'autre objet que la musique dramatique, et le théâtre est le lieu privilégié de ses plus belles manifestations.
Comme homme et comme artiste, Boni fut frappé et ému de la beauté des Quatrains du sieur de Pibrac ; et comment un compositeur ayant exercé sa plume et senti les intermittences de sa fièvre créatrice, résisteraitil au besoin d'associer les accents de son art aux nobles pensées d'un poète inspiré en vue du bien?
Source : Gallica

Jean-Baptiste Labat Gabriel Boni, compositeur,...… (1869)

L'homme est planté justement au milieu Afin que mieux partout il le contemple.
On s'aperçoit que le compositeur gémissait des entraves que l'état de l'art et de la science présentait sans cesse à son inspiration, et que, impatient, il essayait parfois d'en secouer le joug. Il y a dans ces numéros une modulation en si bémol d'un très-bon effet; mais ce n'est là qu'une faible lueur d'indépendance qui disparaît presque aussitôt; la cadence plagale, élément
harmonique inhérent à l'ancienne tonalité, le rive de nouveau à sa lourde chaîne.
Source : Gallica

Jean-Baptiste Labat Gabriel Boni, compositeur,...… (1869)

S'inspirant toujours de l'essence du texte, Boni déploie une grande énergie d'intonation sur les vers suivants : L'homme de sang te soit toujours en haine, Hui ! hui ! sur lui comme fait le berger Numidien sur le tigre léger Qu'il voit de loin ensanglanter la plaine.
Il y a de la profondeur dans la peinture de la strophe sur l'hypocrisie : Cacher son vice est une peine extrême, Et peine en vain : fay ce que tu voudras; A toy au moins cacher ne te pourras, Car nul ne peut se cacher à soy-mesme.
Source : Gallica

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