Alphonse Esquiros,
Revue des Deux Mondes
“ La famille des poissons nous a encore moins fourni d’espèces étrangères que la famille des oiseaux. Jusqu’ici, l’homme en est presque réduit à se nourrir des quelques espèces ichtyologiques dont l’avare nature a peuplé les lacs, les fleuves, les rivières, les étangs, sur le bord desquels il est destiné à vivre, et cependant le cyprin doré, si commun dans nos villes, qu’il forme souvent le seul luxe du pauvre, le cyprin doré est là pour nous dire qu’on peut enlever un poisson à son soleil natal, fût-ce celui de la Chine, et lui donner pour patrie les contrées les plus brumeuses. ”
