Pierre Foissac

Résumé

Pierre Foissac Hygiène des saisons (1884)

Quoique les récompenses ne soient pas proportionnées au service rendu, on conçoit qu'un noble cœur puisse s'en contenter, quand on songe à l'indifférence, aux injustices et à l'ingratitude dont chaque siècle est témoin envers les bienfaiteurs de l'humanité; quand nous avons vu à notre époque Chervin, membre de l'Académie de médecine, un savant, un sage, tomber au bout de la vie glorieuse où il venait de faire proclamer une grande vérité : la non contagion de la fièvre jaune, et à la honte de ses collègues et de ses contemporains mourir, sur un lit d'hôpital.
Source : Gallica

Pierre Foissac Hygiène des saisons (1884)

Après avoir cheminé sur un lit de cailloux et de sable, l'eau des fleuves et des rivières, quoique sujette à changer de température dans les diverses saisons, est l'une des plus pures, des plus légères, des plus salubres, quand elle n'est point infectée par les résidus des grandes villes ou des fabriques. On doit s'abstenir de l'eau des étangs et des marais ; mais il sera toujours prudent de filtrer les eaux dont la chimie et l'hygiène, c'est-à-dire la science et l'expérience, n'auront pas démontré la salubrité.
Source : Gallica

Pierre Foissac Hygiène des saisons (1884)

Aussi pendant l'été, et surtout quand la sécheresse et les vents brûlants commencent, les bains tièdes et frais assouplissent la peau, calment le système nerveux et favorisent le sommeil ; les anciens en faisaient une panacée et l'usage en était journalier.
Galien regardait le bain tiède comme le remède du chagrin et de la colère. Il n'en est pas d'aussi fréquemment employé en médecine ; aucun ne fournit plus de ressources à l'hygiène pour dompter les passions, rendre la paix à l'âme ou éteindre des ardeurs inquiètes.
Source : Gallica

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