Fablier des enfants. Choix de fables de La Fontaine… (1863)
“ Et la mort les frappa. La triste Noémi, Sans époux, sans enfants, chez un peuple ennemi, Tourne ses yeux en pleurs vers sa chère patrie, Et prononce en partant, d'une voix attendrie, Ces mots qu'elle adressait aux veuves de ses fils : « Ruth, Orpba, c'en est fait, mes beaux jours sont lais Je retourne en Juda mourir où je suis née. Mon Dieu n'a pas voulu bénir votre hyménée, Que mon Dieu soit béni! Je vous rends votrafoi. Puissiez-vous être un jour plus heureuses que moi ! Votre bonheur rendrait ma peine moins amère. Adieu, n'oubliez pas que je fus votre mère. » ”
