G.-B. R., Choix éducatif de lectures, récitations et exercices de grammaire (1867)
“ La nuit vient : tant de sang n'a point éteint la rage Du seigneur, qui remet au lendemain matin La fin de l'horrible carnage. Pendant ce temps, notre lapin , Tapi sous des roseaux, auprès de la sarcelle , Attendait en tremblant la mort, Mais conjurait sa sœur de fuir à l'autre bord , Pour ne pas mourir devant elle. « Je ne te quitte point, lui répondait l'oiseau ; Nous séparer serait la mort la plus cruelle. Aii ! si tu pouvais passer l'eau ? Pourquoi pas? attends-moi. » La sarcelle le quitte Et revient traînant un vieux nid Laissé par des canards ”
