Résumé

Le peuple au sacre, . Critiques… (1829)

« Gloire à Gérard qui est baron et premier peintre du Roi! Qu'importe qu'il soit baron? il est GÉRARD ! Qu'importe qu'il soit premier peintre du Roi ? il est le roi des premiers peintres !
» Il a surpassé tous ses rivaux et fait oublier ses maîtres. Les insensés ont dit qu'il n'a que du talent et de l'esprit, il a du génie.
» Gloire à Gérard, etc.
» Il a fait Bélisaire ; David aussi a fait Bélisaire. C'est David qui a de l'esprit dans ce sujet ; Gérard a du génie.
Source : Gallica

Le peuple au sacre, . Critiques… (1829)

Si des amis plus sages faisaient des éloges moins emphatiques, la critique serait disposée à plus d'indulgence. Sa sévérité n'est pas au surplus une affaire d'opposition ou d'amour-propre ; elle est un devoir. Quand vous dites que le Sacre est le plus bel ouvrage de M. Gérard, vous dites beaucoup ; vous dites aux jeunes gens qui commencent la peinture : «Voilà un modèle à suivre; c'est ainsi qu'il faut faire pour acquérir de la gloire, pour arriver à l'Institut, pour avoir des cordons et pour devenir baron. Allez copier cette grande et sublime étude, vous n'avez rien de mieux à choisir... »
Source : Gallica

Le peuple au sacre, . Critiques… (1829)

LE CRITIQUE.
Et puis c'est un coloriste si fin ! On ne voit pas dans son tableau de ces grandes plaques d'ombre qui mettent les jambes des personnages de Paul Véronèse dans une cave. Tout est clair. Un torrent de lumière inonde la scène ; il n'y a point de ces vigueurs calculées que nous appelons repoussoirs et qui ne sont pas dans la nature.
LE MARQUIS.
J'aime assez pourtant ces oppositions ; elles portent à l'effet ; mais je conçois très-bien que Gérard ne les ait pas recherchées.
LE CRITIQUE.
C'est une immense difficulté vaincue, où l'on voit le grand maître.
Source : Gallica

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