“ Il est vrai qu’il s’est gardé de toute habileté, ce qui rétablit l’équilibre. Figaro, Figaro ! — création multiple, coureur d’aventures, poète, musicien et barbier ; — rusé et sincère, spirituel et grave, tête féconde et cœur chaud ; — vif, alerte et réjoui ; Figaro, immortel Figaro ! voici que M. de Courcelles t’a jugé bon à prendre, si ce n’est à garder, comme disait Bazile ; car ce n’est plus toi, c’est Spadillo. — Ainsi de don Gusman : c’est bien Almaviva, c’est bien Don Juan ; il n’y manque que Beaumarchais et Molière. ”
Collectif
Résumé
La Phalange, œuvre collective datant de la fin du XIXe siècle, explore les thèmes de la poésie, de l'idéalisme et de la lutte spirituelle à travers des vers lyriques et métaphoriques. Inspirée par des figures comme Byron et des réflexions sur l'art, elle combine images divines (anges, ailes) à des motifs terrestres (ombre, ivraie) pour exprimer la tension entre aspiration humaine et souffrance.
Les personnages tels que Don Gusman et Anah incarnent des archétypes de l'âme en quête de transcendance. Le texte, riche en allusions classiques, célèbre la force créatrice du poète comme héritier des traditions littéraires.
Citations de La Phalange (Collectif)
“ Souffrir d’un mal sublime est le sort glorieux De qui, comme un guerrier, monte à l’assaut des cieux ! Vois ! tel je souffre aussi, tel que toi je soupire Vers la sainte beauté d’un idéal empire ; Et cependant, voici, comme un coursier dompté, Que je m’attelle au globe ; et, dans l’immensité, Je marche, tout baigné d’une sueur profonde, Haletant et courbe sous la charge d’un monde ! Cesse ta morne plainte, et songe, Humanité, Que les temps sont prochains où, de l’iniquité, Dans ton cœur douloureux et dans l’univers sombre, Les rayons du bonheur s’en vont dissiper l’ombre. ”
“ Me voici face à face avec la mort, Seigneur ! Je meurs de votre faim, Seigneur ! — L’étude austère Ne m’a point emporté vers vous loin de la terre, Et le globe et les cieux ensemble m’ont caché Le souffle avec la vie, et je vous ai cherché ! Oh ! je vous ai cherché dans l’âge où l’on devine, Où l’âme s’ouvre à vous comme une fleur divine, Où la jeunesse ardente emplit d’un chant vainqueur, Ainsi qu’un luth sacré, les cordes d’or du cœur ! Seigneur ! ”
