Édouard Gout-Desmartres, Le missionnaire : poëme (1861)
“ Souvent un brin d'herbe, une rose Forme pour nous tout l'univers. Le savant du pied nous écrase, Tandis qu'il s'arrête en extase Devant le moindre d'entre nous; Mais, malgré sa grandeur suprême, Dieu nous voit, nous connaît, nous aime Et sa bonté nous bénit tous. Aussi pour célébrer le Roi de la nature Sa plus infime créature, Sachant qu'un cri d'amour pour lui n'est jamais vain, Veut-elle au grand concert que sa voix soit unie, Et que son faible chant se mêle à l'harmonie Qui suit le cortége divin !. La pirogue bénie a touché l'autre rive, Et près de la malade enfin l'apôtre arrive. ”
