Édouard Gout-Desmartres

Résumé

Édouard Gout-Desmartres Le missionnaire : poëme (1861)

Souvent un brin d'herbe, une rose Forme pour nous tout l'univers.
Le savant du pied nous écrase, Tandis qu'il s'arrête en extase Devant le moindre d'entre nous; Mais, malgré sa grandeur suprême, Dieu nous voit, nous connaît, nous aime Et sa bonté nous bénit tous.
Aussi pour célébrer le Roi de la nature
Sa plus infime créature, Sachant qu'un cri d'amour pour lui n'est jamais vain,
Veut-elle au grand concert que sa voix soit unie, Et que son faible chant se mêle à l'harmonie Qui suit le cortége divin !.
La pirogue bénie a touché l'autre rive, Et près de la malade enfin l'apôtre arrive.
Source : Gallica

Édouard Gout-Desmartres Le missionnaire : poëme (1861)

Tandis que debout, immobile, Le prêtre suit des yeux la ville Qui se perd dans l'obscurité.
En ce moment, voix matinales, Les cloches, de timbre inégales, Sonnaient tour à tour l'angélus; Mais quand sur la mer frémissante S'épanouit l'aube naissante, Les clochers ne paraissaient plus.
Un soir, des nuages difformes, Semblables à des monts énormes,
A l'horizon s'amoncelaient ; Et, jaillis de leurs flancs livides, Des éclairs fréquents et rapides A des bruits lointains se mêlaient.
Bientôt le ciel entier s'allume ; Le vent souffle, la vague écume,
On entend le cri des oiseaux
Source : Gallica

Édouard Gout-Desmartres Le missionnaire : poëme (1861)

Anges, pourquoi sous nos ombrages Troubler ainsi notre sommeil!
Avez-vous vu quelques orages Monter à l'horizon vermeil?
Mais l'horizon n'a pas de voiles Et jamais nuit de plus d'étoiles N'éclaira son obscurité!.
Que dites-vous? Quoi! Dieu lui-même, Dépouillé de son diadème, Passe, cachant sa majesté?.
Dans son isolement, ô Roi de la nature!
Votre impuissante créature, A chanter vos grandeurs s'épuiserait en vain,
Mais aux harpes du ciel que notre voix unie Fasse pleuvoir au moins des perles d'harmonie Autour du voyageur divin !
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature