Frédéric Soutras, Esquisses pyrénéennes : Bagnères-de-Bigorre considérée sous le rapport historique et pittoresque (1850)
“ La ville se cache derrière le Bédat ; mais à mesure que l'on avance, elle se montre peu à peu, et enfin elle se découvre dans toute sa grâce. C'est de là surtout que Bagnères a besoin d'être vue. L'éloignement et la perspective lui prêtent je ne sais quoi de fantastique et d'aérien; on dirait qu'elle ne touche pas à la terre, elle semble flotter et se jouer dans un mirage. Quand l'œil se détache enfin de cette apparition lumineuse, quand il s'élève vers les montagnes, il rencontre encore la Penne de Lhéris, qui de ce point semble ouvrir une gigantesque porte dans le ciel. ”
