Résumé

Nicolas Toulouzan De l'ile Sainte-Hélène, et de Buonaparte… (1815)

Le commerce qui tourne tout à son profit, conduisit l'homme sur cette terre inhospitalière ; il s'y établit pour offrir des secours aux navigateurs égarés dans le vaste océan; bientôt l'industrie l'embellit de ses travaux. Orgueilleux aujourd'hui de sa conquête, l'insulaire recueille le fruit de ses sueurs; et loin du tumulte du monde, il jouit en paix des dons qu'il ne doit qu'à lui, et qui deviennent plus chers par le souvenir de ce qu'ils lui ont coûté.
Le commerce anglais, toujours vigilant et soupçonneux, n'ouvre les trésors cachés dans cette terre stérile, qu'aux vaisseaux britanniques.
Source : Gallica

Nicolas Toulouzan De l'ile Sainte-Hélène, et de Buonaparte… (1815)

L'ILE SAINTE-HÉLÈNE
ET
DE BUONAPARTE.
HEUREUX l'historien, et plus heureux les peuples, si la célébrité ne s'attachoit qu'à la vertu ! Mais, il faut le dire, l'homme célèbre n'est pas toujours le grand homme, et presque jamais l'homme vertueux. Un penchant naturel nous entraîne vers le mal; celui qui a le coeur assez droit pour ne pas le commettre, n'a jamais l'esprit assez sage pour vouloir l'ignorer. Aussi, faut-il peindre les vices des hommes pour les ramener à la vertu.
Source : Gallica

Nicolas Toulouzan De l'ile Sainte-Hélène, et de Buonaparte… (1815)

L'île de l'Ascension offre d'autres ressources. Tous les soirs les oiseaux de mer viennent s'y reposer des fatigues de la pêche. Les mouettes plaintives, les goélands voraces, les fous stupides se rassemblent pêle-mêle sur cet écueil inhabité, et font retentir les airs de leurs clameurs bruyantes. A l'équinoxe d'automne, qui est celui du printemps pour le monde austral, on ne peut faire un pas sur les rochers de l'île sans écraser
Source : Gallica

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