Résumé

Description de l'île de Sainte-Hélène à trois différentes époques (1815)

Il est rare que les pays où souffle le vent de mer soient exposés à manquer de pluie. On y ressent d'ordinaire les inconvéniens de l'humidité bien plus que ceux de la sécheresse. Il peut donc paraître surprenant au premier coup-d'oeil qu'une île aussi élevée, dans un climat chaud, où les vapeurs s'élèvent de la mer en si grande abondance, soit privée de l'eau du ciel. On seroit porté à croire qu'elle devrait plutôt en être inondée, puisqu'aucun vent n'y peut souffler qui ne lui arrive des plages humides de l'océan.
Source : Gallica

Description de l'île de Sainte-Hélène à trois différentes époques (1815)

On ne peut rien imaginer de plus triste et de plus désolé. Ce sont des coteaux noirs, déchirés, consumés, sans arbres, sans buisson, sans aucune trace de verdure. Cet aspect sauvage et inhospitalier fait sentir d'une manière pénible la solitude d'un lieu séparé du reste de l'univers, et livré en quelque sorte aux vagues de l'Océan.
Les collines qui bordent le rivage de la mer s'avancent en général un peu plus que les fonds pierreux des vallées intermédiaires; en sorte que toute la côte est terminée par une ligne irrégulière et dentelée.
Source : Gallica

Description de l'île de Sainte-Hélène à trois différentes époques (1815)

Les montagnes qui s'élèvent des deux côtés de l'heureuse vallée de Sainte-Hélène sont, comme celles qui se présentent vers la mer, très-hautes et très-escarpées. Il a fallu faire un chemin rempli de détours pour en rendre la montée praticable. Quand on est sur les hauteurs, la vue de la mer qu'on voit en bas est véritablement effrayante.
Source : Gallica

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