Résumé

Portrait de Gabriel de Belcastel Gabriel de Belcastel Les îles Canaries et la vallée d'Orotava au point de vue hygiénique et médical (1861)

Dans nos orageuses contrées, le mercure mérite son vieux nom de vif-argent. Le mistral, l'autan, le cers, le nord, le midi, l'ouest, la pluie, le tonnerre, la grêle et la neige tiennent toujours sur le qui-vive cette malheureuse sentinelle vis-à-vis de l'atmosphère ennemie. Là, elle suit l'exemple du thermomètre, elle s'endort. La plus grande partie de l'année, de février à novembre, la brise nord-est règne sans interruption; assez forte en mars, elle va s'affaiblissant chaque jour du printemps, pour respirer tout l'été et une partie de l'automne comme l'haleine d'un zéphyr.
Source : Gallica

Portrait de Gabriel de Belcastel Gabriel de Belcastel Les îles Canaries et la vallée d'Orotava au point de vue hygiénique et médical (1861)

Les brumes de l'Écosse et le soleil d'Afrique en un même tableau, le spectateur au milieu, baigné dans une atmosphère d'une douceur de miel, tel est le ciel d'été d'Orotava. Les jours entièrement clairs dans cette saison sont aussi rares que les jours de pluie, et ce n'est pas peu dire. L'absence de celle-ci se fait même sentir. Vers la fin du mois d'août, la nature se couvre jour par jour d'un léger voile de mélancolie : coquetterie nouvelle de la nature, pour le dire en passant, car à peine s'est-il formé qu'il se déchire pour faire place aux joies de la verdure renaissante.
Source : Gallica

Portrait de Gabriel de Belcastel Gabriel de Belcastel Les îles Canaries et la vallée d'Orotava au point de vue hygiénique et médical (1861)

Il semble à ces jeunes hommes, à ces jeunes femmes nés sous l'ombrage des chênes ou des peupliers, que là où fleurit l'oranger, la séve humaine ne peut pas périr. Hélas! l'oranger est comme le printemps : charmant symbole, illusion aussi !
J'ai vu Nice et ses villas délicieuses s'étalant en amphithéâtre sur les rives d'une mer étincelante au soleil, tandis qu'au loin de neigeuses cimes montraient l'hiver protecteur du printemps, comme un vieillard auguste fait, de son cœur éprouvé par la vie, une barrière aux tempêtes qui menacent l'adolescence.
Source : Gallica

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