Charles Nicolle,
Responsabilités de la médecine
(1936)
“ Il sait que le triomphe final appartiendra aux forces mauvaises. Sans espoir souvent pour l'issue de la lutte qu'il observe chez son malade, ses efforts tendront à en reculer l'échéance. Parce qu'il sait la vie condamnée, à tous moments fragile, il en apprécie le prix. Pour la disputer à l'inévitable, il engage des combats incessants. On parle du dévouement maternel, on l'admire, on le loue et à raison ; ce dévouement sublime ne s'exerce qu'au profit de quelques-uns. Le médecin digne de ce nom a pour tous ses malades, et à tout moment, un dévouement de même ordre. ”
