Résumé

Julien Tribet Empoisonnement par le vernis au noir d'aniline appliqué à la chaussure (1901)

Si quelques phénomènes anormaux se manifestent dans un empoisonnement en particulier et en changent légèrement la physionomie, il est possible, en effet, que quelques produits adjuvants, toxiques eux-mêmes, interviennent en y joignant leurs effets nocifs. Mais le type général d’un empoisonnement par l’aniline ou par la teinture à base d’aniline, comme dans notre vernis incriminé, est identique à lui-même, et paraît constituer à lui seul une entité morbide.
Source : Gallica

Julien Tribet Empoisonnement par le vernis au noir d'aniline appliqué à la chaussure (1901)

Il arrive d’ailleurs à la même conclusion, que la coloration violacée particulière des lèvres, des ongles, de la conjonctive, serait due également à une transformation de l’aniline par oxydation et qu’il est injuste de rattacher ses effets nocifs à des phénomènes d’arrêt dans la circulation. Mais, en dehors de cette altération sanguine, il n’a pas observé de lésions bien saillantes. Le poison est localisé dans le foie et paraît s’éliminer en grande partie par les poumons ; on n’en trouve que de très faibles quantités, à l’état libre, dans le sang et l’urine.
Source : Gallica

Julien Tribet Empoisonnement par le vernis au noir d'aniline appliqué à la chaussure (1901)

CONCLUSIONS
i° L’aniline est toxique. Toutes les expériences tendent à prouver son action sur tous les éléments de l’organisme, sur la voie pulmonaire, la surface cutanée, le système nerveux central, les vaisseaux et le sang ;
2° Le vernis des chaussures, à base d’aniline, est capable de produire des troubles généraux et fonctionnels, et des phénomènes locaux ;
3° L’empoisonnement par le vernis des chaussures suppose ordinairement la présence d’éléments concomittants : sueur, chaleur, humidité, réaction individuelle
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature