Résumé

René Benoît Études spectroscopiques sur le sang (1869)

A ce moment il passe un peu de rouge et beaucoup de vert qui domine et donne la teinte générale. Mais, en continuant à faire croître les couches traversées, on voit les bandes d'absorption se foncer de plus en plus dans le vert, s'étendre, finir par se rejoindre pour former une ombre unique, et enfin, à un moment donné, tout le spectre est absorbé, sauf un petit espace un peu obscurci à l'extrémité la moins réfrangible. Les vibrations lumineuses les moins rapides sont donc arrêtées les dernières, et par conséquent sous une épaisseur suffisante, la chlorophylle doit paraître rouge sombre.
Source : Gallica

René Benoît Études spectroscopiques sur le sang (1869)

Le soleil n'est pas la seule source lumineuse qui puisse donner un spectre. On comprend, d'après ce qui précède, que tout rayonnement composé de la superposition de plusieurs mouvements vibratoires de périodes diverses, sera décomposé par le prisme. Mais on comprend aussi que, suivant la nature et le nombre des radiations émises d'autres termes, si V est constant quel que soit t, on voit que À sera proportionnel à t. Dès-lors la longueur d'onde pourra servir à caractériser un rayon tout aussi bien que sa durée de vibration; j'ai dit que tel est le cas de la lumière se propageant dans le vide.
Source : Gallica

René Benoît Études spectroscopiques sur le sang (1869)

On sait que cette double coloration est considérée, en médecine légale, comme un indice certain de la présence du sang. Examinée au spectroscope, cette solution ne présente plus aucune bande caractéristique, mais seulement une absorption générale qui croît du rouge au violet. Ce n'est donc plus la matière colorante du sang, mais un produit de transformation.
La congélation,'au contraire, n'altère pas la cruorine. Le sang peut être gelé, puis dégelé, sans que ses caractères optiques se modifient.
Source : Gallica

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