Résumé

Portrait de Eugène Lambling Eugène Lambling Des procédés de dosage de l'hémoglobine (1882)

Un échantillon de sang ou de matière colorante pure ne peut servir de couleur type, que si on le soustrait absolument à l'action de l'air. Dans ces conditions, les matières organiques consomment rapidement l'oxygène du milieu et transforment l'oxyhémoglobine altérable en hémoglobine imputrescible. Mais cette modification chimique s'accompagne d'un changement notable de la qualité de couleur, qui rend absolument impossible la comparaison de la solution réduite avec un échantillon de sang.
Source : Gallica

Portrait de Eugène Lambling Eugène Lambling Des procédés de dosage de l'hémoglobine (1882)

J. Worm Muller (1) , et après lui Hüfner (2) , ont établi que l'oxyhémoglobine, bien saturée d'oxygène, ne commence à se dissocier que lorsque la pression d'oxygène que supporte la solution, tombe au-dessous de 20 millim. de mercure.
P. Bert (3) , en agitant du sang avec de l'air, à des pressions croissantes qui ont été poussées jusqu'à 18 atmosphères, a vu la capacité respiratoire augmenter avec la pression. Mais l'augmentation suivait chaque fois la loi de Dalton. On peut en conclure que l'oxygène dissous physiquement, est seul dépendant de la pression.
Source : Gallica

Portrait de Eugène Lambling Eugène Lambling Des procédés de dosage de l'hémoglobine (1882)

Enfin, rien ne prouve que le globule physiologique est une unité d'une puissance colorante constante. Les recherches entreprises jusqu'ici sont encore trop incomplètes, pour qu'on puisse affirmer qu'il existe, à l'état normal, une relation fixe entre la richesse globulaire et la puissance colorante d'un sang. Il est également impossible d'admettre qu'à l'état physiologique, la richesse du sang en hémoglobine est assez constante pour qu'elle puisse servir de point de départ à la graduation d'un appareil colorimétrique.
Source : Gallica

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