Résumé

Portrait de François-Marie Luzel François-Marie Luzel Chansons populaires de la Basse-Bretagne

Peut-être encore observera-t-on de quelle tendresse bouddhiste nos paysans enveloppent la création, et plus spécialement les bêtes. M. Luzel a insisté sur ce point, dans la préface de ses contes. Le Breton est secourable et bienfaisant envers ces « frères inférieurs » de l’homme. Il se représente le monde comme hanté par des âmes. L’universelle « Psyché » lui apparaît dans les choses, à plus forte raison, dans les êtres. Les bêtes sont pour lui des animaux, au sens propre du terme. Il les tue par nécessité, mais en les plaignant.
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Quelle fatalité spéciale aurait donc frappé de mort subite, dès le lendemain de leur publication, les chefs-d’œuvre du Barzaz-Breiz ? M. Quellien dit, dans l’ouvrage dont il est parlé plus loin, « qu’il appartient toujours au peuple de transmettre les chansons populaires ou de les vouer à l’oubli. » C’est trop évident. Mais, il resterait à savoir si le peuple opère, par pur caprice, cette sorte de sélection, ou si sa mémoire, soit en perpétuant, soit en laissant mourir ses chansons, n’obéit pas à des lois fixes, possibles à déterminer.
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Les gens y ont des allures de mystère. Un silence religieux plane sur toutes choses. Seul, le cimetière vit. Il produit une impression de terreur sacrée : c’est le Campo-Santo de la Basse-Bretagne. Au pays trégorrois, la race est moins triste qu’en Léon, moins joyeuse qu’en Cornouaille, mais, plus affinée que dans l’une et l’autre région.
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