J. de Lavenelle

Résumé

J. de Lavenelle La conquête des îles Mariannes (1869)

Demander la paix, lui dirent les Espagnols, c'est s'exposer à nous perdre. Ne connaissez-vous pas le génie lâche et timide de ces barbares ? Que diront ils, quand ils verront qu'on les recherche? Ils regarderont ces avances comme une marque de notre faiblesse et de notre désespoir. Ils en deviendront plus hardis et plus insolents ; et dès que Hurao sera en liberté, ils recommenceront la guerre avec plus de fureur qu'auparavant. Il ne faut point de paix s'ils ne la demandent.
Il y va de notre honneur de ne la devoir qu'à notre valeur.
Source : Gallica

J. de Lavenelle La conquête des îles Mariannes (1869)

« Quoi, Seigneur, s'écria-t il, pénétré de la plus vive douleur, faut-il que les hommes s'exposent tous les jours à
mille dangers, et qu'ils s'engagent à passer leur vie parmi les barbares, dans les pays les plus affreux, pour acquérir des richesses périssables, et que personne ne s'intéresse pour sauver des âmes qui ont coûté tout le sang de Jésus-Christ. » Il se jeta, dans ce moment, aux pieds de son crucifix, pour demander à notre Seigneur qu'il n'abandonnât pas ce pauvre peuple, et qu'il lui envoyât des prédicateurs remplis de son esprit, et animés d'un véritable zèle.
Source : Gallica

J. de Lavenelle La conquête des îles Mariannes (1869)

La marche des Espagnols jeta l'alarme dans tout le pays. Tout le monde prit la fuite, et l'on ne trouva personne à Tumban.
Dom Juan n'en fut point fâché, parce que son dessein n'était que d'inspirer de la crainte à ces peuples, et de les retenir dans le devoir. Il se contenta de brûler une douzaine de maisons, et entre autres celle de Matapang, qui avait massacré si inhumainement le P. de Sanvitores. Les barbares, irrités, ne songèrent qu'à surprendre les Espagnols, et qu'à les accabler par leur nombre.
Source : Gallica

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