Charles Guénot

Résumé

Charles Guénot,  Les empoisonneurs (1863)

“ Jeune homme, vous pourrez vous repentir amèrement d'avoir agi sans réflexion, et de ne pas mieux peser vos paroles et la portée de vos actes.
— Je n'ai pas encore terminé, reprit le docteur, en laissant échapper un geste d'impatience et de colère. Aujourd'hui, lors de ma visite à mon père, j'ai rencontré chez le comte de Garderel, en la compagnie du vieux médecin, mon ancien camarade de l'école des médecine.
— En ce cas, Félix, dit Marberie d'une voix sourde, vous êtes épié, soupçonné ; demain, vous pouvez être trahi. Votre grand danger, c'est cet homme, ce jeune médecin.
”
Source : Gallica

Charles Guénot,  Les empoisonneurs (1863)

“ Elisa est au ciel où elle t'attend.
— Tu es un ange, Clémence, reprit le jeune homme en revenant à sa soeur. Tu me ferais croire en Dieu si sa justice qui m'atteint ne m'avait déjà fait confesser son existence. Oui, il est un Dieu qui, souvent, dès ce, monde, châtie les grands coupables.
— Il punit ici-bas pour pardonner dans une autre vie, mon ami. Il est père, il est miséricordieux. Repens-toi et il t'absoudra.
Félix de Garderel demeura silencieux à ces chaleureuses paroles.
— Tu ne réponds pas? continua la jeune fille. N'es-tu pas disposé à recourir à Dieu?
”
Source : Gallica

Charles Guénot,  Les empoisonneurs (1863)

“ Félix monta à son tour, calme, résigné. Le prêtre l'accompagna jusqu'au pied de l'instrument fatal. A la vue du sang qui rougissait l'échafaud, le malheureux jeune homme pâlit et se troubla; mais, un regard jeté sur le Crucifix,-un mot du prêtre, lui rendirent son courage ; il se livra tranquillement aux exécuteurs. Quelques secondes, après, l'expiation était consommée. Le comte de Garderel était parvenu sur l'échafaud ; les larmes coulèrent le long de ses joues, en voyant étendu le corps mutilé de son fils, et le sang qui jaillissait à flots. ”
Source : Gallica

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