Résumé

J. Vincent Vicissitudes d'une léproserie poitevine du XVe au XIXe siècle… (1929)

Par contre, le bénéficier jouit d'importants avantages : 1 ° La maladrerie ou « chapelle de Sainte-Catherine », ou « chapellenie », constitue un fief noble exerçant la moyenne et basse justice au moyen d'une sénéchaussée seigneuriale (13) ; 2° Elle désigne, par suite, un tuteur et un curateur aux mineurs qui résident sur son territoire ; 3° Elle perçoit, après décès, le droit de meubles sur les lépreux ayant vécu en ses maisons — à la condition qu'ils ne soient pas nés dans la banlieue de Parthenay (14)
Source : Gallica

J. Vincent Vicissitudes d'une léproserie poitevine du XVe au XIXe siècle… (1929)

En 1703, Philippe Turquaud, conseiller du roi au bailliage et siège royal de Parthenay, préside ce tribunal. Jacques Ollivier y exerce les fonctions de procureur fiscal et Antoine Coyreau celles de greffier. On y évoque, surtout, les arrérages de rentes, non contestées sans grand succès, d'ailleurs. La justice fantomatique de Sainte-Catherine n'inspire ni confiance à ceux qui la rendent, ni crainte à ceux qui pourraient la subir. Les justiciables en arrivent à ne pas répondre aux convocations des juges, à ne pas s'inquiéter d'une petite Thémis caricaturale.
Source : Gallica

J. Vincent Vicissitudes d'une léproserie poitevine du XVe au XIXe siècle… (1929)

Obstacles prévus et imprévus surgissent par enchantement. Les bénéficiaires poitevins écrivent à Paris, protestent, se concertent et montrent becs et ongles.
A Parthenay, les hostilités commencent le jour même où le délégué de l'ordre, Charles Davillers, sieur de Basbourg, se présente, à Sainte-Catherine, pour établir le procès-verbal de la visite de l'établissement (1673) . Dédaigneux de l'ordonnance royale invoquée par Davillers, Taffoireau, véhément, se déclare prêt à la résistance et charge un sergent de signifier sa volonté à qui de droit.
Source : Gallica

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