Résumé

Ass. Borel Le Crime de Fontenoy . (Signé… (1871)

Mais à Fontenoy, l'Allemand n'avait pas ce semblant d'excuse ; il y venait calme, froid, méthodique, comme à une parade ou à une inspection d'armes. Là, il n'était aveuglé, emporté, ni par le sang versé, ni par la fumée du canon ; il y venait comme le bourreau sur le lieu de l'exécution, mais avec cette différence
immense que le bourreau frappe le coupable que la loi des hommes a condamné, tandis que l'Allemand brûle et assassine, sans jugement, par voie de représailles, celui dont il ne méconnaît pas l'innocence.
Source : Gallica

Ass. Borel Le Crime de Fontenoy . (Signé… (1871)

Mais il vint un moment ou tout fut en flammes, où il ne resta plus d'abri pour le soustraire à l'avidité pillarde des incendiaires, et alors le calice et les autres ornements de l'église tombèrent forcément entre les mains des Allemands. Ce qu'ils en firent, les maculations qui le souillent le font deviner sans peine.
De main en main, de ville en ville, le calice parvînt jusqu'en Silésie où, privé de sa patène, dont quelque Gretchen fait sans doute ses délices, il fut exposé à la vitrine d'un orfèvre de la ville de Breslau, au milieu d'autres objets précieux venus de France.
Source : Gallica

Ass. Borel Le Crime de Fontenoy . (Signé… (1871)

Mais, à peine a-t-il fait une étape, qu'il apprend que les Prussiens, prévenus de son départ par des espions, se mettent en marche pour attaquer le camp et lui couper sa ligne de retraite. Immédiatement, il se condamne à un sacrifice énorme, mais que la prudence commandait : il renvoie au camp les 800 mobiles du Gard et poursuit sa marche sur Fontenoy à la tête de 400 hommes seulement. C'était plus que de l'audace, c'était de la témérité ; mais que ne pouvait-il pas oser à la tête de pareils hommes !
Source : Gallica

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