Résumé

A. Leprince L'invasion prussienne à Boisville-la-Saint-Père… (1872)

Il ne reste plus aux habitants qu'à venir implorer la pitié du général ou du colonel pour obtenir de quoi calmer la faim que les privations continuelles aggravent de plus en plus. Si par malheur une cachette est découverte par le flair de l'Allemand, que ce soit aliments ou vêtures, tout est enlevé ou pillé. Tout travail est suspendu dans la commune ; la culture des champs, l'atelier, le magasin, la boutique de l'ouvrier, tout est délaissé ; la torpeur et la crainte paralysent les bras du laboureur et de l'artisan.
Source : Gallica

A. Leprince L'invasion prussienne à Boisville-la-Saint-Père… (1872)

Là, à la faveur de la nuit, sans combat, ils font une capture de 69 prisonniers et de 90 chevaux qu'ils amènent le lendemain matin au village de Denonville. Puis, craignant d'être poursuivis par l'ennemi, dans la journée du 8, ils demandent du secours aux communes environnantes. Boisville fournit quelques gardes nationaux de bonne volonté, et le soir, francs-tireurs et gardes-nationaux passent dans cette dernière commune, conduisant leurs prisonniers à Voves. Tout le monde est aux portes, l'enthousiasme est à son comble. On croit déjà tenir tous les Prussiens qui sont en France.
Source : Gallica

A. Leprince L'invasion prussienne à Boisville-la-Saint-Père… (1872)

Cependant la terreur se répand; des étrangers qui émigrent devant l'ennemi, sillonnent journellement les rues du village et contribuent à augmenter la frayeur; bon nombre de nos habitants font leurs paquets, garnissent leurs malles, prennent des passeports et quittent leurs demeures, se faisant suivre la plupart de leurs bestiaux. Tout le monde dévalise son ménage et cache son butin.
Source : Gallica

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