Résumé

Portrait de Paul Avenel Paul Avenel Les Prussiens à Bougival, 1870-1871… (1873)

Le 26 septembre, à 4 heures du soir, un peloton de vingt-quatre soldats prussiens montait la principale rue de Bougival ; François Debergue, condamné à mort, était au milieu d'eux. Ce vieillard de
soixante ans, sous ses habits de travail et les mains liées derrière le dos, marchait résolument. Le funèbre cortège, suivi de quelques habitants, prit la rue de la Celle et en gravit lentement la pente rapide.
L'officier qui commandait le peloton était ému, et de temps à autre on entendait, dans son accent allemand, ce mot sortir de sa bouche : Patriotisme!
Source : Gallica

Portrait de Paul Avenel Paul Avenel Les Prussiens à Bougival, 1870-1871… (1873)

LES PRUSSIENS A BOUGIVAL.
Dans le département de Seine-et-Oise, à vingt kilomètres de Paris, sur les bords de la Seine, il y a un petit pays qui s'appelle Bougival. Ce village, qui compte quinze cents habitants en hiver et quatre mille en été, est un des endroits les plus charmants des environs de la capitale.
Sur une superficie de deux kilomètres carrés, vous trouvez réunis : montagnes, forêts, vallée, plaine et fleuve. C'est le rendez-vous d'un grand nombre de Parisiens.
Source : Gallica

Portrait de Paul Avenel Paul Avenel Les Prussiens à Bougival, 1870-1871… (1873)

Je devinai que le brave homme connaissait nos désastres.
— Savez-vous que les Prussiens sont en France, lui dis-je.
— On le dit, mais c'est peut-être pas vrai.
— C'est la vérité, pourtant.
— Alors, reprit François en se redressant, c'est un piège que leur tend l'empereur. Il veut les laisser avancer pour mieux leur tomber dessus.
- Espérons-le, lui répondis-je d'un air de doute.
— Tenez, monsieur, reprit avec conviction François Debergue, les Français ne peuvent être vaincus, il y a encore des hommes en France.
Source : Gallica

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