Firmin La Guiraudie

Élements biographiques

Firmin La Guiraudie Oraison funèbre de Mlle Suzanne-Félide Tréjaut… (1876)

Or il y a de profonds enseignements dans une mort semblable, Mesdames, et le premier qui s'en dégage est cette solennelle vérité que j'énonçais tout à l'heure : que la mort ressemble à la vie.
S'il n'est pas rare en effet qu'une journée, commencée par une tempête, finisse dans le calme et la sérénité, il n'est pas ordinaire non plus qu'une existence, éternellement en proie aux orages des passions, s'éteigne dans la paix d'une mort chrétienne.
Source : Gallica

Firmin La Guiraudie Oraison funèbre de Mlle Suzanne-Félide Tréjaut… (1876)

« Notre Seigneur lui-même caché - sous des haillons et continuant, derrière ce voile, dont la foi seule peut pénétrer l'obscurité, sa vie humiliée et sa douloureuse passion. » Aussi, dans une âme éprise du premier de ces amours, le second brûle déjà comme un feu ardent.
C'est pourquoi, ayant reconnu à certains traits de sa vie, combien Mlle Tréjaut affectionnait les pauvres, je n'hésite pas à vous affirmer qu'elle était dévorée des plus pures flammes de l'amour divin.
Source : Gallica

Firmin La Guiraudie Oraison funèbre de Mlle Suzanne-Félide Tréjaut… (1876)

Mais vous en savez assez de cette vie, Mesdames, pour n'ignorer pas l'étendue de ses mérites. Personne qui n'ait pu, un jour donné, apprécier à quel point la charité de Mlle Tréjaut était tendre et délicate, combien ingénieuse à varier ses bienfaits, à mesure que se diversifiaient les besoins.
C'est une vérité trop oubliée que les âmes ont aussi leur détresse ; que la plus douloureuse indigence, la plus digne
de sympathie n'est pas toujours celle qui nous force à tendre la main.
Source : Gallica

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