Paul Collard, Impressions et souvenirs d'un colonial (1925)
“ Devant l'écran d'or fondu qui s'élargit aux confins du désert, le Sphinx et les pyramides entrent dans cette nouvelle nuit qui est pour ces dernières bien près de la deux millionième. Tout à l'heure, dans l'ombre qui va se répandre, une clarté montera, paraissant sortir d'Héliopolis. Ce sera le premier sourire d'Isis sur la plaine de sable immense, sans fin, toute chaude des baisers brûlants d'Osiris. Ça et là glisse, dans la tièdeur du soir, le vol d'oiseaux qui regagnent leurs fourrés. Le héron, le pélican passent silencieux. ”
