Adolf Schmidt

Élements biographiques

Adolf Schmidt,  Paris pendant la Révolution d'après les rapports de la police secrète… (1880-1894)

“ « A bas les Jacobins ! A bas Duhem! » Elle fit particulièrement une guerre persévérante au café Payen du Jardin des Tuileries, parce que les Jacobins et les représentants du peuple jacobins s'y réunissaient de préférence ; quand on en venait à des voies de fait, le café de Chartres envoyait, au besoin, des renforts de deux cents hommes et plus encore. La Jeunesse s'attaqua, partout, qu'elle le rencontrât sur les murs, sur le rideau des théâtres ou ailleurs, à ce mot Mort, légué par la Terreur, qui avait été accolé au mot -Fraternité : elle le remplaçait par les mots Humanité ou Paix. ”
Source : Gallica

Adolf Schmidt,  Paris pendant la Révolution d'après les rapports de la police secrète… (1880-1894)

“ Car il n'y avait encore aucun motif de supposer un lien de dépendance entre la Jeunesse et Fréron. Les plus fanatiques Jacobins comme Duhem et Duroy ne la désignaient eux-mêmes à la Convention que par ces expressions : « Peuple du Palais-Royal, faquins, assassins, muscadins et aristocrates ». Le lendemain, l'excitation des esprits fut extrême ; la pression de la Jeunesse et celle de l'opinion publique qui appuyait la Jeunesse devinrent irrésistibles ; la Convention dut se résoudre à prendre des décisions et à agir. ”
Source : Gallica

Adolf Schmidt,  Paris pendant la Révolution d'après les rapports de la police secrète… (1880-1894)

“ « Oh que je déteste, déclarait au ministre Garat, son ami Perrière, franc républicain, que je déteste de voir
des hommes par de purs gestes, et en flattant les préjugés du peuple, lui imposer son opinion ! On croit que le peuple parle, et il n'y a qu'un petit nombre d'imposteurs qui aient parlé ».
Ni Garat, ni la Convention, ni la masse énorme des Parisiens modérés n'agirent comme ils le devaient. Et une poignée d'agitateurs remporta la victoire après avoir, en temps opportun et très-habilement, substitué le mot d'ordre « d'insurrection morale » à celui de révolution violente et sanglante.
”
Source : Gallica

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