André Corthis

André Corthis

Résumé

Portrait de André Corthis André Corthis,  Logements provisoires (1944)

“ Oui, promit-elle en souriant à Madeleine, je demanderai à Didier de faire ce que tu veux, dès que je le verrai. Mais quand ?
Son bref sourire s'effaça. Elle respira longue
ment. Le sang lui montait aux joues. La main dont elle toucha son amie brûlait.
— Je suis peut-être compliquée, mais pas, ou du moins plus du tout en ce qui concerne mon amour, je te l'assure. J'aime Didier comme tu aimes Pierre, d'une manière aussi totale, aussi... instinctive, avoua-t-elle d'une voix un peu plus basse et plus sourde.
”
Source : Gallica

Portrait de André Corthis André Corthis,  Logements provisoires (1944)

“ Je ne me promène pas beaucoup. C'est Régine qui est bonne marcheuse. Ardeloup, répéta Danièle comme pour chasser avec ce nom-là le nom de Régine qui n'avait plus rien à faire ici.
Tout d'un coup elle s'intéressait à ce garçon pour lui-même et pas seulement parce qu'il avait approché Jean Desmareuil : elle lui était reconnaissante de la retenir encore, de ne pas avoir permis qu'elle s'en allât tout de suite, dans la rue, encore tremblante de sa désillusion à vif. Ce
regard, cette voix graves lui plaisaient, l'apaisaient.
”
Source : Gallica

Portrait de André Corthis André Corthis,  Logements provisoires (1944)

“ Didier soulevait ses deux poings. Le grand froid qui venait par la porte à chaque instant ouverte parce que les invités commençaient à partir le calma. Il traversa le salon, cherchant Janine avec une angoisse avide et l'aperçut près du buffet qui faisait boire à Madeleine une tasse de thé chaud; mais au moment de la rejoindre, comme aveuglé par ce même flot brûlant qui revenait l'étourdir, il tourna sur lui-même, traversa de nouveau la grande pièce presque vide et montant l'escalier quatre à quatre, s'enferma dans sa chambre d'où il ne bougea plus. ”
Source : Gallica

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