André Corthis,
Logements provisoires
(1944)
“ Oui, promit-elle en souriant à Madeleine, je demanderai à Didier de faire ce que tu veux, dès que je le verrai. Mais quand ? Son bref sourire s'effaça. Elle respira longue ment. Le sang lui montait aux joues. La main dont elle toucha son amie brûlait. — Je suis peut-être compliquée, mais pas, ou du moins plus du tout en ce qui concerne mon amour, je te l'assure. J'aime Didier comme tu aimes Pierre, d'une manière aussi totale, aussi... instinctive, avoua-t-elle d'une voix un peu plus basse et plus sourde. ”
