Paul Harel,
Oeuvres
(1904)
“ L'hiver, ô voyageuse, est la saison du deuil. Tu n'es plus là. Le vent siffle aux marches du seuil, La cloche à petits sons gémit sur le village. Est-ce le chant plaintif des âmes en voyage? Est-ce un glas ? Je me sens pour toujours séparé Du vivant que j'aimais, du mort que j'ai pleuré. L'église, le manoir, les champs, le cimetière. Maintenant semblent fuir à la pâle lumière De l'âtre. O chère absente, ici je songe à toi, A ta prison lointaine, à son lugubre toit Où grince dans le vent la girouette ancienne. ”

