Paul Harel

Élements biographiques

Portrait de Paul Harel Paul Harel Oeuvres (1904)

L'hiver, ô voyageuse, est la saison du deuil. Tu n'es plus là. Le vent siffle aux marches du seuil, La cloche à petits sons gémit sur le village. Est-ce le chant plaintif des âmes en voyage? Est-ce un glas ? Je me sens pour toujours séparé Du vivant que j'aimais, du mort que j'ai pleuré. L'église, le manoir, les champs, le cimetière. Maintenant semblent fuir à la pâle lumière De l'âtre. O chère absente, ici je songe à toi, A ta prison lointaine, à son lugubre toit Où grince dans le vent la girouette ancienne.
Source : Gallica

Portrait de Paul Harel Paul Harel Oeuvres (1904)

Il ne peut suivre, en son lever capricieux, L'oiseau que des vapeurs enlèvent à ses yeux. L'homme ne voit plus rien : les choses sont voilées. Par où sont les étangs et par où les vallées? Le bois, qu'obstinément les chênes ont trahi, Disparait, et le ciel lui-même est envahi Par la brume, qui rend le soir impénétrable.
C'est l'heure où le berger trouve le misérable; C'est l'heure où, sur la ligne obscure des sillons, Le pauvre en limousine et le gueux en haillons, Songeant au même abri, suivent les mêmes roules.
Source : Gallica

Portrait de Paul Harel Paul Harel Oeuvres (1904)

A la vieille auberge du Houx On n'a pas l'ivresse méchante; L'amoureux, de façon touchante, Y siffle de petits airs doux. Quand la faim se tait, le coeur chante A la vieille auberge du Houx.
A la vieille auberge du Houx,
JANVIER 113
Au crépuscule et dans la brunie, Jamais chandelle ne s'allume. On s'y couche au lever des loups. Tout le monde dort sous la plume A la vieille auberge du Houx.
A la vieille auberge du Houx. Les lits sont faits par la nature ; Chacun se perche à l'aventure Et si les vents sont en courroux, On est bercé dans la toiture De la vieille auberge du Houx.
Source : Gallica

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