Jean Racine,
Oeuvres complètes de J. Racine…
(1858)
“ Qui sait même où m'allait porter ce repentir? Peut-être à m'accuser j'aurais pu consentir; Peut-être, si la voix ne m'eût été coupée, L'affreuse vérité me serait échappée. Hippolyte est sensible, et ne sent rien pour moi! Aricie a son coeur ! Aricie a sa foi ! Ah! dieux! lorsqu'à mes voeux l'ingrat inexorable S'armait d'un oeil si fier, d'un front si redoutable, Je pensais qu'à l'amour son coeur toujours fermé Fût contre tout mon sexe également armé : Une autre cependant a fléchi son audace; Devant ses yeux cruels une autre a trouvé grâce. ”
