Guillaume-Thomas Raynal,
Anecdotes littéraires, ou Histoire de ce qui est arrivé de plus singulier…
(1756)
“ Le Moufquetaire prend le chapeau & la perruque de Pradon, & les jetta jufques fur le Théatre. Pradon donne un foufflet au Moufquetaire & celui-ci l'épée à la main tire deux lignes en croix fur le vifage de Pradon & veut le tuer. Enfin, Pradon fîfflé & battu pour l'amour de lui-même, gagne la porte, ôcvafc faire panfer. PRADON, étoit l'homme du monde le moins, inftruit. On .prétend qu'un jour au fortir d'une de fes Tragédies le Prince de Conti, lui ayant ditqu'il avoir tranfporté en Europe une Ville qui eft en Afie je prie votre Alteffe de m'ex- cufer lui dit Pradon ”
